Critique musicale: The Dedicated Nothing – Dawn To Dusk (2014)

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Sea, Surf and Sun : flashback

Quiconque souhaite retracer le parcours du quatuor biarrot The Dedicated Nothing, à grand renfort d’articles de presse ou d’interviews divers, ne peut manquer de relever la référence constante faite au surfeur américain Miklos « Miki » Sandor Dora tant l’influence de ce dernier, et surtout celle de sa « philosophie de vie », semble grande et se trouver au fondement même de la démarche artistique de ce groupe. Un rapide retour sur le parcours qui fut celui de ce sportif hors pair et personnage marginal et iconoclaste nous permettra de mieux aborder ladite démarche.

Miklos « Miki » Sandor Dora voit le jour en 1934, le 11 Aout, à Budapest, capitale de la Hongrie. Très tôt le jeune Miki, sous l’impulsion de son père, est initié à la pratique du surf, le garçonnet domptant ses premières vagues dès l’âge de quatre ans[1]. Exceptionnellement doué pour ce sport, Miki en deviendra par la suite, et en quelques années seulement, l’un des principaux représentants aux Etats- Unis ainsi que la véritable figure de proue de cette petite communauté des surfeurs peuplant les plages de Malibu, en Californie, où il vit. Aujourd’hui encore Dora est unanimement considéré comme l’un des tous meilleurs surfeurs des années 50 et 60, créateur de ce que certains appellent la « Malibu Mystique »[2], technique et style de pratique propre aux surfeurs de cette ville.

Le sportif se double aussi d’un homme à la personnalité souvent décrite comme trouble, marginale, rebelle et fantasque. L’anticonformiste hostile à toute forme de système généralement établit, épris de liberté et ayant fait de celle-ci sa principale philosophie de vie, décidera un beau jour de tourner quasiment définitivement le dos à la notoriété, au « surf-business » et aux compromissions les accompagnants invariablement. Nous somme alors au début des années 70 et Miki ne reviendra par la suite que très épisodiquement sur les terres l’ayant vu grandir. Il y effectuera, entre autres, plusieurs peines d’emprisonnement.[3] Son exil se trouva notamment motivé par une poursuite judiciaire ouverte à son encontre pour fraude et escroquerie, « Da Cat[4] », icone absolue des surf et contre cultures, anti-héros de son époque selon certaines sources, s’étant également plus d’une fois illustré avec maestria dans ce domaine…

Le vent de l’exil poussera Miki à découvrir et s’établir sur la Côte Basque française dès 1970. Il y demeurera jusqu’à la fin d’année 2001. Les localités de Guéthary, Anglet, Lafitenia ou Seignosse sont chez nous considérées comme quelques-uns des principaux « hauts lieux » régulièrement fréquentés par le surfeur américain retiré de la vie publique depuis 1974[5]. En trois décennies passées sur les terres basques, Miki sera devenu un basque d’adoption et aura surtout permis à son sport de connaitre une expansion certaine, de « forger » une culture locale de sa pratique par la frange la plus jeune de la population dans de très nombreux spot[6].

« The Black Knight of Malibu » tira définitivement sa révérence en 2002, le 3 janvier, jour où à Montecito, dans la maison de son père, il fut submergé par le cancer du pancréas qui le rongeait depuis des mois et qui récemment s’était généralisé. Reste d’un des plus grands surfeurs de l’histoire et homme pétri de paradoxes, un souvenir, une légende, un mythe surtout qui, plus de douze ans après son trépas, continue de fasciner, d’ influencer les Basques et tout particulièrement les adeptes évoluant dans le microcosme du surf de cette région[7].

C’est au sein de ce microcosme sportif qu’évoluait séparément chacun des quatre membres du groupe avant que décision soit prise de fonder The Dedicated Nothing, un jour de décembre 2010[8] à Biarritz, ce bien que tous ne soient pas biarrots d’origine.[9] Ce quatuor Indie Rock se compose donc du guitariste et chanteur Grégoire, du batteur Franck, de Clément, second guitariste et du bassiste Mathieu, ces deux derniers se chargeant également d’assurer les chœurs sur les différents morceaux[10]. Parmi ses influences musicales majeures, le groupe revendique entre autres celles de groupes comme : Joy Division, Sonic Youth, The Smiths, Interpol, Maccabees ou bien encore The Arctic Monkeys[11].

Dans une interview accordée à Julien Mourez pour le titre de presse La Semaine du Pays Basque, publiée le 25 juin 2014, Grégoire reviendra sur la genèse, la formation de ce combo et déclarera à ce sujet :

« Franck et moi, on se connaissait déjà avant de former le groupe. À la fin de l’année 2010, il m’a proposé de jouer un bœuf  avec lui. Trois jours après, j’ai rencontré Clément, que Franck m’a présenté. Puis Mathieu est venu se greffer à nous. Ça a tout de suite collé entre nous. La création de notre premier morceau Runnig Away a été très rapide, très spontanée. Nous n’avons jamais pensé faire un album. Au départ on pensait juste faire les cons dans une cave. »[12]

L’influence de Miki Dora sera très grande sur le choix qu’opèreront ces quatre surfeurs quand le moment sera venu pour eux de baptiser leur toute nouvelle formation musicale car c’est bien en hommage à l’Américain que le choix de « The Dedicated Nothing » fut retenu. En effet, au tout début des années 60,  l’icône iconoclaste, reprenant de volée, et sur un ton mêlant à la fois plaisanterie et provocation, une boutade verbale qu’un ami venait de lui lancer au visage, décida spontanément de « catégoriser » ses « collègues » surfeurs des plages californiennes. Catégories au nombre de quatre, selon Miki : « The Kooks », « The Punks », « The Freaks » et enfin « The Dedicated Nothing » (les bons à rien, les « branleurs »). Ce qui semblait séduire passablement l’antihéros venu d’Outre –Atlantique au sujet de cette dernière catégorie était l’oxymore contenu dans son nom, les termes anglais « dedicated » et « nothing » s’opposant de fait[13]. Un « Dedicated Nothing » que Dora définissait comme étant originellement un individu capable de se vouer pleinement à une cause, quelle qu’elle soit, sans rien en attendre en retour, hormis le plaisir tiré de son accomplissement[14].

Franck, lors d’une interview donnée à une certaine « electricgirl », publiée sur un blog personnel le 17 février 2013, éclairera ce choix de nom. A la question de savoir pourquoi s’être appelés The Dedicated Nothing, il répondra :

« Pour exprimer notre lien avec la contre-culture surf des années 1950. On n’est pas Beach Boys etc mais on aime bien le personnage qu’était Miki Dora : un surfer californien à la réputation sulfureuse, rebelle, bad boy, exilé en France – dont pas mal de temps à Biarritz. Il a classé les surfers en 4 groupes : les kooks, , les freaks, les punks et les Dedicated Nothing. Et on trouvait que la dernière catégorie nous correspondait. Ce sont des personnes qui vivent tout ce qu’ils doivent vivre. »[15]

Les quatre musiciens réunis, l’alchimie ne manqua pas d’être au rendez-vous elle aussi, et ce à un point tel qu’un premier titre, Running Away, accoucha quasiment spontanément de cette toute première session de travail, première esquisse sonore d’un son spontané, brut, accrocheur et enjoué appelé à gagner en maturité. L’inspiration étant de mise, The Dedicated Nothing rajoutera, en juin 2011, cinq autres compositions de leur cru, et élaborées dans un home-studio, à leur catalogue tout juste naissant[16].

Des compositions se devant d’être défendues sur scène, c’est cette dernière que les quatre biarrots iront ensuite investir pour gagner en visibilité au cœur d’une scène locale plutôt bien garnie et féconde, dénicher et fidéliser un premier public. En un mot, se faire remarquer.

Ces titres sous le bras le groupe écume dès lors les petite scènes et mettra un soir sur pied un concert qui se déroulera devant quelques amis et admirateurs locaux, une petite soixantaine de personnes au bas mot. Parmi ce petit nombre se trouvait l’un des représentants du label local indépendant Drop In[17], aux installations principalement basées à Saint-Jean-De-Luz. Remarquant leur potentiel, le dirigeant les sollicitera en vue de venir réaliser quelques essais en studio. Concluants, ces premiers essais permettront au groupe de rejoindre cette écurie discographique.

En cette fin d’année 2011, et désormais signé depuis septembre, The Dedicated Nothing investira les studios que le label possède tout près de Guéthary, ce village où Miki Dora passa les trois dernières années de sa vie et où bien sûr il fréquentait les spots de surf. Là-bas, et sur une durée de quatre jours, seront fixées Running Away, Love Me Girls, Here We Are et Ain’t Got Words, 4 pistes appelées à se retrouver sur leur premier Extended Play[18]. Ces chansons se verront finalisées en début d’année 2013[19].

Le début d’année 2012 est lui placé sous le signe du live, le groupe donnant, entre les mois d’avril et décembre une série de 20 concerts dans le Sud-Ouest du pays, entrecoupée toutefois de quelques sessions d’enregistrement en studio pour débuter l’élaboration de ce qui devait devenir leur premier opus. Cette tournée donnera l’occasion au quatuor de retourner se produire dans plusieurs cafés-concerts  ainsi que d’assurer des premières parties de groupes déjà plus en vue. Parmi ceux-ci citons : The Shoes, Birdy Nam Nam, Singtank, Two Doors Cinema Club, La Femme, Breton, BB Brunes  ou  The Bewitched Hands[20]. Le groupe se produit en outre aux arènes de Bayonne, devant 4000 personnes, au mois de septembre 2012[21].

Le premier effort discographique du groupe, Running Away, EP 4 titres, sort de manière officielle le 25 février 2013[22]. De ces quatre chansons résolument ancrées dans le plus pur style Indie-Rock, on retiendra surtout une voix bien mise en avant, souvent plaquée sur une instrumentation à la structure simple qui immédiatement flatte l’esgourde. On y découvre un penchant pour un travail sobre, propre et rigoureusement efficace pourvu de mélodie soignées. De cet ensemble de jouerie Rock, vive , instantanée et accrocheuse, la six cordes, délivrant souvent de bons gimmicks et riffs divers, parvient sans peine à convaincre. Une mise en bouche de bon ton qui laissait  entendre et espérer à l’auditeur que le meilleur était certainement à venir…Un format Long Play se devait, bien sûr,  de confirmer ces impressions premières…

La sortie de Running Away provoquera, entre autres effets, un intérêt croissant des médias et des marques pour le groupe (Oui FM, Tarratata, Les Inrocks…). Le groupe participera notamment à des évènements sponsorisés par l’équipementier Quicksilver après la sortie de ce premier maxi. [23] Leur EP fera également office de sésame pour demeurer un temps en résidence à l’Altabal, célèbre salle de concerts biarrote[24]. The Dedicated Nothing à, au cours de ces deux dernières années donné pas moins d’une quarantaine de concerts et viennent récemment de remporter le premier prix du concours RIFFX. Cette victoire leur a permis d’assurer la première partie de la soirée du samedi 19 juillet 2014  se déroulant dans le cadre de la sixième édition du « Big Festival », précèdent sur scène des artistes comme Irma, Patrice, Kavinsky ou Stromae au stade Aguilera de Biarritz[25]. Il s’agissait là de leur seconde participation à cet évènement, suite à une première expérience datant de l’année précédente[26].

Dawn To Dusk : 35 minutes, 10 titres

L’élaboration de l’opus Dawn To Dusk a débuté dès la fin d’année 2011, période où le groupe travaillait à l’EP Running Away, «avant-gout » discographique, et s’est poursuivi au moins jusqu’au mois de septembre 2012. Franck confiera que la majeure partie du travail en studio c’est déroulé de façon somme toute « classique », le groupe ayant privilégié les sonorités Rock et Pop aux seins desquelles lignes de basse, guitare, batterie et chant se côtoient. Chaque partie instrumentale fut enregistrée séparément et sans arrangement aucun[27]. Les sessions de travail se seraient achevées sur une période de 25 jours en septembre 2012, période où les musiciens auraient privilégié le travail « de nuit ». Fait singulier et appréciable, Dawn To Dusk ne recèle nulle trace de synthétiseur !

Lors d’une entrevue, Grégoire est revenu sur la façon dont le quatuor aborde le travail en studio et la composition. Il déclare ainsi :

« Nous n’avons pas de grande expérience de ce côté-là. Nous ne sommes pas de grands techniciens, même si nous avons tous suivi des formations classiques. J’ai fait du piano par exemple. Tout le groupe fait de la musique depuis longtemps. On a une approche spontanée sur la construction des morceaux, toujours sur un premier jet sur lequel on revient rarement. Un de nous a une idée et les autres apportent quelque chose dessus. Alors c’est vrai que l’album est un peu plus détaillé que l’EP, parce qu’on a eu le temps. Mais on a voulu laisser cette spontanéité de la création. C’est ce qui nous caractérise, je crois. On fait la musique d’abord, puis viennent les mélodies et les paroles. Nous sommes vraiment un groupe qui fonctionne à quatre. »[28]

Dawn To Dusk, dont l’arrivée dans les bacs se fera le 22 septembre prochain,  fut enregistré et mixé par Ken Ploquin, le mastering de la galette échouant lui à Bertrand « Mako » Blais. L’artwork du disque est dut à Sérena Lutton. Le terme « spontanéité » semble au mieux caractériser les Dedicated Nothing et leur musique. Ce constat se récent même dans la production de ce premier opus et le son que renferme celui-ci. L’ensemble est pourvu d’un son résolument Rock, à la fois calibré et carré. Mais quelques indices sonores laissent l’auditeur apprécier quelques obédiences matinées et profondément Pop sur plusieurs titres. Le chant est mixé plutôt en avant sur l’ensemble du disque, l’instrumentation faisant la part belle aux riffs et gimmicks de six cordes électriques. Les structures sont souvent simples et efficaces, dans la lignée de quelques une des bonnes productions Indie-Rock françaises actuelles à influence anglo-saxone, sans que ne s’en voie pour autant négligé le travail mélodique. En somme cette production ne rend que plus aisée et immédiate l’écoute de ce disque rempli de titre fort accrocheurs et vivaces.

C’est sur le morceau When We Where Kings que s’ouvre cet opus. Un titre sur lequel d’emblée se conjuguent à propos les gimmicks accrocheurs de batterie et de six cordes en introduction. Le chant  puissant de Grégoire est mixé en avant tandis qu’une ligne de basse ronde et précise soutient de bout en bout ce morceau. Une entrée en matière de plus Rock et accrocheuse pour un titre bref, à la structure certes «  simple » mais très efficace,  qui nous donne dès ses premières mesures la couleur globale de l’album.

Le titre You Want To Know possède une ligne de guitare très présente ainsi qu’un très efficace gimmick de batterie. Nous sommes face à une second titre très Rock, similaire au précèdent, duquel se démarquent les accords de guitare et un refrain entêtant et accrocheur. La rythmique du titre est solide, titre dont le milieu se voit accaparé  par la guitare pour un bel effet.

Running Away, premier hymne du groupe et unique morceau à n’avoir pas fait l’objet d’un réenregistrement complet pour pouvoir trouver place sur l’opus, arrive ensuite. Inutile de dire que son efficacité intrinsèque ne fait aucun doute. Nous avons ici l’archétype du titre rock dans ce qu’il a de plus imparable et immédiat. La rythmique est carrée, très massive, l’introduction révèle des accords guitaristiques simples et accrocheurs. Le refrain est du même acabit et le titre se déroule à toute vitesse. Un autre moment Rock calibré et puissant qui offre à l’auditeur de ne pas souffrir de la note de trop. Ce morceau, qui évoque les vaines tentatives d’un jeune mannequin pour échapper au monde qui l’entoure, pourrait se voir considéré comme « l’étendard » du groupe, celui qui caractérise au mieux son propre son.

Nous découvrons ensuite le premier simple extrait de cet opus , ayant aussi fait l’objet d’un clip vidéo, Love Me Girls. Ce titre, originellement présent sur Running Away, Exteded Play sorti plus tôt, se voit ici entièrement retravaillé et désormais façonné d’un un écrin de musique bien plus Pop et chatoyante, la fougue de la version primitive ayant ici laissé place à un morceau sur lequel, par exemple, les chœurs se retrouvent plus en avant et moins bruts de décoffrage qu’auparavant. Ce titre à l’écoute très agréable possède une ligne de basse ronde et chaude sur laquelle se posent de très jolis arpèges de guitare. La batterie, bien qu’ici plus discrète, reste efficace dans la rythmique imprimée au morceau. Le chant peut ici être entendu d’un un registre plus calme, celui-ci étant du même coup plus posé.

 L’éponyme Dawn To Dusk arrive ensuite au son de bons arpèges de six cordes, ce qui très tôt confère à cette chanson une impression de douceur. Le chant, une nouvelle fois plus posé, et plaqué sur une efficace rythmique imprimée à propos pas la basse et les futs. Le gimmick de guitare concluant la première moitié du titre est réussi. Le mid- tempo s’accélère ensuite et une guitare au riff bref quoi que plus rageur investit l’espace. Celui-ci sera ensuite « récupérer » par un puissant refrain, le titre se concluant enfin sur une outro instrumentale de bonne facture.

La chanson Hopes renferme des riffs de guitares puissants et accrocheurs ainsi qu’une rythmique du même acabit. Le chant renoue avec la vigueur et est plaqué sur l’instrumentation. L’efficacité de ce titre est renforcée par un bon pont musical contenu dans sa seconde moitié.

Lolita, la piste suivante, est pourvue dès son entame d’un excellent, et surtout accrocheur, riff de guitare. Le chant demeure dans un registre similaire à celui du titre précédent. Le  refrain est lui simple et également très efficace. Un ensemble que complète à merveille une rythmique massive et imparable. Une chanson réussie, parée des atouts du single.

Mind Love se démarque aisément du reste de l’album par un changement de registre perceptible. .Le rythme du morceau se fait plus lent et lourd, le chant est paré d’une teinte plaintive, La guitare délivre des notes plus saturées qu’auparavant et les gimmicks restent de bonne facture. La basse se fait plus présente encore et délivre une ligne massive et très claire. Le chant renoue avec la fougue sur le refrain de la chanson, ce qui assure un contraste réussi avec le reste du titre. Le final de cette composition allie puissance et efficacité.

C’est sur un très bon son de six cordes et une ligne vocale abrasive que se déroule ensuite le très Rock Leaving You qui lui aussi allie puissance et efficacité, ces deux points culminant sur le refrain du morceau. De cette chanson semble émerger une impression d’urgence, de fuite en avant…

L’opus trouve son épilogue avec la composition Stand With Me qui se signale d’emblée par une introduction sur laquelle une frappe sèche semble tirer son épingle du jeu par sa bonne présence pour imprimé un rythme lourd, tout du moins à l’entame du titre. Les accords de guitares simples et accrocheurs sont présent également. Très vite, rythmes et gimmick s’accélèrent sur le refrain, avant que le titre ne retrouve un temps son imprécation originelle. La basse livre avec la guitare un intéressant « dialogue » au milieu de ce morceau qui révèle une habile utilisation faite des contrastes. Un titre et une conclusion d’opus réussi.

« Les Dedicated Nothing  sont des personnes

 Qui vivent tout ce qu’ils doivent vivre ! »

 Franck

****

Sans faire mine d’une virtuosité ou d’une technique renversante, The Dedicated Nothing nous donnent à découvrir à travers ce Dawn To Dusk, une musique incroyablement spontanée, vive et accrocheuse. Cet opus bien produit recèle nombre de titres à l’efficacité certaine et dont la simplicité structurelle ne constitue en rien un défaut. Cela rend cette musique accessible à tous, peut d’écoutes étant nécessaires pour apprécier pleinement ce recueil de titres résolument Indie-Rock. Tous doivent à n’en pas douter gagner en envergure une fois joués en concert. Les amateurs y trouveront sans problème matière à se contenter. Les autres pourraient se laisser séduire par cet opus qui est celui d’une formation nous livrant, il faut le rappeler, son premier LP. Gageons donc que ce son, déjà propre et peaufiné évoluera encore certainement lorsque serra venu pour elle le moment de nous donner à entendre son second effort discographique. En entendant, on appréciera de se plonger dans l’écoute de cet opus plutôt réussi et porteur de belles promesses. Promesses que les quatre biarrots confirmeront sans nul doute à l’avenir.

Liste des titres :

  1. When We Were Kings
  2. You Want To Know
  3. Running Away
  4. Love Me Girls
  5. Dawn To Dusk
  6. Hopes
  7. Lolita
  8. Mind Love
  9. Leaving You
  10. Stand With Me

The Dedicated Nothing, Dawn To Dusk, Drop In Music, 2014

Xavier Fluet @GazetteDeParis

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[1] « Miki Dora », Wikipedia.org, Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Miki_Dora Article consulté le 22/07/14.

[2] Ibid.

[3] Id.

[4] « Da Cat », avec entre autres : « The Black Knight of Malibu », « Le Kerouac en short », est l’un des surnoms communément donné à Miki Dora. « Miki Dora », Wikipedia.org, Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Miki_Dora Article consulté le 22/07/14.

[5] Olivier Bonnefon, « Sur le banc de Miki Dora », Sud-Ouest, 28/08/13. Lien : http://www.sudouest.fr/2013/08/29/sur-le-banc-de-miki-dora-1153145-4018.php

[6] Ibid.

[7] « Les Derniers Jours de Miki Dora sur la Côte Basque », Surf Prevention.com, 21/06/13. Lien : :http://blog.surf-prevention.com/2013/06/21/les-derniers-jours-de-miki-dora/

Sur Miki Dora, on consultera à profit l’ouvrage suivant : Alain Gardinier, Miki Dora, de Malibu a la Côte basque, Atlantica,  Paris, Juin 2013.

[8] « The Dedicated Nothing », Wikipedia.org, Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/User:The_Dedicated_Nothing  Article consulté le 23/07/14.

[9] Justin Mourez, « The Dedicated  Nothing : « Biarritz, c’est le carrefour de notre groupe », La semaine du Pays Basque, 25/06/14. Lien : http://www.lasemainedupaysbasque.fr/2014/06/25/23372-the-dedicated-nothing-biarritz-c-est-le-carrefour-de-notre-groupe Article consulté le 23/07/14.

[10] Cf. Note 8.

[11] Ibid.

[12]Cf. Note 9.

[13] Communiqué de presse de l’album Dawn To Dusk

[14] Ibid.

[15] Electricgirl, « Mon interview de The Dedicated  Nothing »,electricgirl.over-blog.com,  17/02/2013. Lien : http://electricgirl.over-blog.com/article-mon-interview-de-the-dedicated-nothing-115413934.html

[16] Ibid.

[17] Plus d’infos sur Drop In : http://www.dropinmusic.com/

[18] Site officiel du groupe, section « media ». Lien : http://thededicatednothing.com/media/

[19] Cf. Note 15.

[20] Cf. Notes 8 et 15.

[21] Voir la page Facebook du groupe section « Infos ». Lien : https://www.facebook.com/TheDedicatedNothingOfficial/info Page consultée le 23/07/2014.

[22]  The Dedicated Nothing, Running Away, Drop In  Music, 2013.

[23] Cf. Note 9.

[24] Cf. Note 13.

[25]  Site du « Big Festival ». Lien : http://www.bigfest.fr/

[26] Lionel Nicaise, « The Dedicated  Nothing : « Le surf, c’est pour ça qu’ont existent ! », Le lab des Inrocks, 23/07/14. Lien : http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/news/2014/07/the-dedicated-nothing/ Page consultée le 24/07/2014.

[27] Cf. Note 15.

[28] Cf. Note 9.

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