Faire confiance à ses voisins rendrait plus riche

Share

D’après une équipe de chercheurs de Stanford, même en touchant des revenus très bas un individu peut accroître sa situation financière s’il sait pouvoir compter sur quelqu’un d’autre en cas de besoin. Les chercheurs proposent ainsi d’organiser la vie en communautés réduites pour augmenter le niveau de vie de leurs membres.

En étudiant l’attitude envers l’argent au sein des couches sociales en situation de pauvreté, les psychologues et les sociologues avaient déjà remarqué que ces personnes prenaient moins souvent de décisions prévues à long terme que les personnes aisées. Ainsi, elles préféreront généralement obtenir un profit relativement réduit à court terme et ignorer l’opportunité d’accroître leur capital à plus long terme.

Compte tenu des résultats de ces anciennes études, les experts de Stanford ont décidé de déterminer si l’entourage des personnes à capacités financières limitées influençait la prise de décisions: il s’avère que plus un individu est persuadé qu’il sera aidé dans une situation difficile, plus il penche en faveur de dépenses plus avantageuses à long terme.

Rarement les individus pauvres songent à dépenser de l’argent pour l’éducation, à investir ou à participer à une initiative publique qui peut leur rapporter des bénéfices à long terme. Par conséquent, les personnes à revenus bas réduisent leurs propres chances de sortir de la pauvreté.

Les chercheurs soulignent qu’il ne s’agit pas d’une incapacité à prendre les bonnes décisions. Étant donné qu’il faut faire le choix de dépenser l’argent ici et maintenant, les personnes peu aisées ont moins de libertés: il faut payer les frais quotidiens et il n’y a pas de sources d’argent supplémentaire.

Les spécialistes américains ont décidé de découvrir s’il existait des facteurs capables de changer les principes auxquels se référaient les personnes pauvres pour gérer leurs finances.

Ils ont interrogé près de 650 volontaires américains touchant un salaire différent sur leur niveau de revenus, leurs priorités en matière de dépenses et l’entourage dans lequel ils vivaient.

Il s’avère que les voisins les plus proches, jusqu’à une communauté réduite — un quartier ou une petite ville — peuvent effectivement changer les principes de prise de décisions financières des personnes pauvres grâce à un certain niveau de foi en l’entourage.

Si l’habitant d’un quartier riche n’est pas convaincu qu’on l’aidera dans une situation difficile, il prend, dans l’ensemble, des décisions assez désavantageuses.

Alors que quand un individu à budget limité sait que ses connaissances sont prêtes à lui apporter un soutien, il peut sacrifier une acquisition immédiate au profit d’un bénéfice à plus long terme.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

You must be logged in to post a comment Login