Johnny, le chanteur français de tous les records

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En près de soixante ans de carrière,Johnny Hallyday a fait sauter à peu près tous les compteurs de l’industrie musicale française. Cette dernière a perdu ce mercredi son artiste le plus vendeur. 

Ses records, en ventes de disques, en récompenses mais aussi sur scène, en disent long sur le rayonnement qu’aura eu le mythique chanteur dans la société française. Sélection de quelques chiffres clefs du business Johnny.

Plus gros vendeur de disques

« L’Idole des jeunes » est devenue l’homme de tous les records. Plus gros vendeur de disques en France, aucun artiste n’a jamais réussi à égaler son succès dans les classements tricolores. Quelque 110 millions de disques et de cassettes vendus dans le monde, dont 60 millions en France.

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Déjà, en 1969, le chanteur était resté onze semaines en première place des ventes avec la ballade « Que je t’aime », un véritable exploit. Par la suite, vingt-cinq de ses morceaux se classeront en tête des « charts », dont le titre « Marie », écoulé en 2002 à plus de 1 million d’exemplaires.

Son dernier album, sorti en novembre 2015, s’est déjà vendu à 300.000 exemplaires. Le précédent à 600.000.

Vidéo – Johnny Hallyday: les chiffres d’une carrière folle

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28 millions de spectateurs

L’artiste a aussi construit sa légende en live. Plus de 28 millions de spectateurs sont venus l’applaudir en concert, soit un tiers de la population française.

Bête de scène, Johnny Hallyday a donné 3.257 concerts, fait 182 tournées. A titre d’exemple, la tournée de 1998 a coûté près de 54 millions d’euros.

En 2009, Johnny battait un record d’affluence pour son show au Champ-de-Mars, attirant près d’un million de Français. Au total, l’artiste aura rempli neuf fois le Stade de France, une autre prouesse pour celui qui souhaitait remonter sur scène dès l’année prochaine.

Les labels : d’Universal à Warner

De 1961 à 2006, associé au géant Universal, Johnny pu engranger près de 307 millions de francs. Mais, après de nombreux démêlés – le chanteur dénonce son contrat avec la major à partir de 2004 et réclame près de 60 millions d’euros -, il quitte Universal en 2006 pour s’associer à Warner.

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A l’époque, ce nouveau contrat suscite la polémique car il est présenté comme moins-disant pour l’artiste. D’un montant de 3 millions d’euros pour le chanteur, l’accord stipule que Johnny Hallyday percevra 25 % de royalties sur chaque CD vendu, auxquelles s’ajoute 1 million d’euros de cachet pour chaque nouveau disque enregistré.

De plus, Johnny et Warner se voient privés d’une part de revenu importante : malgré le divorce, Universal reste le propriétaire exclusif des anciens titres du rockeur. Autrement dit, les revenus générés par toute compilation ou tout disque live à paraître iront dans les caisses de la maison de disques appartenant à Vivendi.

Un artiste récompensé par ses pairs

Avec 40 disques d’or, près de 100 récompenses et 10 victoires de la musique, Johnny Hallyday est l’artiste le plus distingué de la scène musicale française. Au cours de sa carrière, il aura enregistré 50 albums et posé sa voix sur près de 1.000 titres, lui offrant la couverture de plus de 2.000 journaux et magazines.

Mais Johnny Hallyday était aussi un homme de cinéma, en témoignent les 34 films tournés au cours de sa carrière : parmi eux, « L’Homme du train » de Patrice Leconte et « Détective » de Jean-Luc Godard.


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