Musique: Chapelier Fou annonce un nouvel album

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Chapelier Fou sort son nouvel album Muance le 20 octobre prochain sur le label Ici d’ailleurs. Pour porter l’album, un morceau intitulé Philémon – bien sûr choisi pour ses qualités mélodiques et son motif central addictif, mais surtout parce qu’il incarne parfaitement la teneur générale du disque Muance – fait office de premier single. On peut d’ailleurs d’ores et déjà affirmer que nous tenons là un des futurs classiques du compositeur.
« Le morceau Philémon amorce un univers à la fois poétique, surréaliste et entêtant. Composé autour d’un motif musical de 6 notes jouées en continu, la structure mélodique du morceau semble s’étirer à l’infini. Philémon évoque un voyage dans le temps et l’espace surprenant, ponctué par des changements de rythmes, des accélérations et décélérations… pour retrouver finalement un état d’équilibre à la fin du morceau. L’atmosphère qui s’en dégage est envoutante et psychédélique. »
 
C’est ce qu’a voulu mettre en exergue Béatrice Lartigue, l’artiste réalisatrice du clip qui illustre ce premier single de Chapelier Fou. Inspiré par l’artwork du nouvel album Muance (réalisé par Grégory Wagenheim), pour les touches de pointillismes, et par la couleur bleue nuit proche du bleu Klein, le nouveau clip de Chapelier Founous plonge dans un univers graphique onirique et fantastique.
 
 
 
Le clip de Philémon :
 
 
 
 
 
 
 
Muance comme une contraction entre « Mue » / « Mutation » et « Nuance ». Un mélange de mots qui correspond parfaitement à cette idée de métamorphose qui hante depuis toujours la réflexion du musicien Chapelier Fou. Depuis 2009, le multi instrumentiste originaire de Metz dévoile un univers fort et captivant, avec des compositions douces où les instruments se mélangent à des programmations électroniques. A une autre époque, on aurait dit tout simplement « electronica », pour qualifier cette rencontre de phrasés organiques et de rythmiques synthétiques, cette superposition d’atmosphères et de sentiments.
 
En presque dix ans, Chapelier Fou a imposé une signature singulière au fil de maxis et d’albums qui ont trouvé un bel écho auprès des médias comme du public : 613(2010), Invisible (2012), Deltas (2014), Kalia (2016), ! (2017). Pour accompagner toutes ces productions, Chapelier Fou a fait plusieurs tournées dans le monde entier (Europe, Russie, Chine, Amérique du Nord).
 
De plus, la musique de Chapelier Fou a rencontré d’autres univers artistiques : l’audiovisuel, lors de la participation du musicien à la série Les Contes du Paris Perché ; l’art numérique, avec le projet interactif Les Métamorphoses de Mr. Kaliaimaginé avec le collectif d’artistes Lab212 et présenté au Barbican Centre à Londres ; ou encore l’art contemporain avec une commande du Centre Pompidou Metz pour illustrer l’exposition Musicircus à travers six temps forts, installations, performances et lives.
 
L’album précédent de Chapelier Fou, Deltas, a marqué un tournant dans son parcours artistique. Pour la première fois, il a travaillé avec d’autres musiciens – violoncelle, violon alto, clarinette, guitare – pour se produire en live. Cela lui a donné le goût du partage, des arrangements mis en commun, et lui a permis d’aborder son nouveau long-format, Muance, avec l’envie de compositions sans barrière, sans limite.
 
Muance a été réalisé sur un long-terme, près de trois ans, avec une session d’une semaine avec ses musiciens – violon alto, clarinette, guitare – captée dans un studio aménagé dans une maison au fin fond du Jura. Trois morceaux sont ressortis de cette session qui a amené à Chapelier Fou un grand bol d’air frais dans sa manière de faire de la musique. Pour les autres compositions de l’album, il s’est enfermé dans son home studio, en solo. Une situation qu’il aime évidemment particulièrement, face à ses machines et ses instruments, face à lui-même. Il affectionne ce travail d’expérimentation, de confection de musique sans savoir au départ ce qui va se produire, comment vont se développer les idées. Jusqu’à trouver une résonance entre les morceaux, un équilibre d’ensemble : l’album est né alors, prêt à affronter les oreilles du monde.
 
Pour ce nouveau long-format, Chapelier Fou joue d’une grande variété d’instruments (violon bien sûr, son instrument fétiche, mais aussi guitare, mandoline, bouzouki, synthés et orgue Farfisa). Ses compositions s’enrichissent aussi de samples qu’il puise dans des vieux vinyles de jazz bebop, de musique classique ou de musiques du monde. Cela apporte un dépaysement certain quand Chapelier Fou emprunte à ses vinyles des phrasés d’instruments éloignés : flûte péruvienne, bandoura et balalaïka. Avec ce dernier instrument, Louis Warynski (son vrai nom) évoque ainsi ses racines ukrainiennes.
 
 
 
Tournée :
09-sept Clermont Ferrand Royat @Festival Art’air 
16-sept Lauzun Théâtre de Verdure ou Chapiteau
21-sept Le Mans Jardin de la Cathédrale
14-oct Bruxelles  Atelier210
19-oct Nancy 20 ans Ici d’ailleurs x NJP
20-oct Paris MaMA
28-oct Fully (CH) Zikamart Festival
01-déc Grenoble La Belle Electrique
02-déc Marseille Le Nomad Café
09-déc Orléans L’Astrolabe
14-déc Rochefort Théâtre A L’Italienne avec La  Sirene
15-déc Tours Le Temps Machine
 
 
 
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