Musique: Octave Noire revu et corrigé par Kid Francescoli

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Octave Noire à surgi cet automne avec le titre Un Nouveau Monde, extrait de son premier album Néon particulièrement salué par la critique. A l’écoute de Néon, on plonge dans une électro-pop ample et puissante, qui projette illico des images au fond de nos cerveaux. Un univers ultra-évocateur, cinématographique même, qui engendre des atmosphères avec un naturel déconcertant et des sons finement produits.
Armé de ses synthétiseurs, Octave Noire s’est inventé un nouveau monde, riche de sons électroniques et de textes inspirés, un univers sonore qu’il habite avec tous ses rêves, ses mots et ses mélodies. « Cent millions d’années. Une seconde. Une éternité. Pour faire un monde… » Ce sont les paroles, mystérieuses et hypnotiques du titre Un Nouveau Monde que nous retrouvons aujourd’hui retravaillé par Kid Francescoli qui remixe le titre et accélère le rythme du voyage.
 
 
Un Nouveau Monde (Kid Francescoli Remix) :
 
 
 
 
« Cent millions d’années / Une seconde / Une éternité / Pour faire un monde » Tels sont les premiers mots, simples et mystérieux, de l’album Néon d’Octave Noire. Tiraillé entre l’infiniment petit et l’infiniment grand, le grandiose et le banal. « Le néon est un gaz rare qu’on trouve dans l’univers. Mais c’est aussi l’éclairage courant de lieux parfois sordides, comme la laverie du coin. », confirme Octave Noire.
Les compositions sont à l’avenant. Au piano s’ajoutent instruments électroniques et orchestraux. La richesse sonore qui en découle ne confine jamais à la saturation. Grâce à une structuration impeccable.
Ce que l’on resssent d’emblée, c’est la passion. Et ce que l’on voit, surtout : ce sont des images, qui naissent de ces incroyables envolées lyriques. Acmés de morceaux construits pour la plupart sur une progression crescendo qui nous jette dans un kaléidoscope d’ambiances. Façon cinématographe.
Et la voix, grave, pose sa ligne claire sur ces mélodies généreuses. Elle bâtit, par touches impressionnistes, des atmosphères. Celle, « cramée », d’un « vieux dancing » (« Disco »). Celle baignée d’espoir du titre « My hand ». Ou celle, plus sulfureuse, d’une nuit d’insomnie hantée par le désir (« La Neige »)…
C’est d’abord l’Afrique qui a éveillé le jeune Octave Noire à la musique. Et pour cause, il a vécu les dix premières années de sa vie en Côte d’Ivoire. Tout naturellement, sa musique a longtemps puisé à cette source jusqu’à son dernier album Néon, qui garde du continent noir une empreinte qui nourrit son imaginaire rêveur.
Tout enfant qu’il était, Octave Noire, n’envisageait pas sa vie d’adulte autrement que bercée de musique. Après maints appels du pied, ses parents lui offrent son premier instrument. Un petit synthétiseur jouet. Il a 10 ans, ne sait pas le solfège mais reproduit, à l’oreille, ses mélodies préférées.
Dix années de cours de piano plus tard, le voilà conforté dans ses premiers désirs. Il sera musicien. D’où le cursus de musicologie qu’il suit à la Sorbonne. Commode pour acquérir des bases solides en histoire de la musique. Malgré tout, cet apport académique ne colle pas vraiment avec ses goûts du moment. L’électro expérimentale de Kraftwerk comme le synthé de Jean-Michel Jarre – qu’il écoutait ado – lui trottent dans un coin de la tête. De même que quelques dignes représentants de la chanson française, au premier rang desquels figure Jacques Higelin. Un artiste aussi abordable, parfois, que franchement barré, d’autres fois.
Octave Noire n’est pas étranger à ce type de grand écart. Lui-même a longtemps bidouillé avant de trouver son style. Qu’il veut maintenant ouvert et accessible. Sa musique, une électro-pop ample et puissante, projette illico ses images au fond de nos cerveaux. Un univers ultra-évocateur, cinématographique même, qui engendre des atmosphères avec un naturel déconcertant.
 
En concert le 27/04 à la Maroquinerie dans le cadre de la Pias Nites
 
 
 
 
 
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