Musique: Paris Combo sort le clip de « Tako Tsubo »

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Paris Combo nous revient avec son nouvel album, Tako Tsubo, dont on découvre le clip, réalisé par Emilee Seymour!
Pour fêter ses deux décennies d’existence, Paris Combo s’offre un nouveau tour de piste dans son cabaret pas si rétro que ça. Le groupe français préféré à l’export va aller défendre dans le monde entier, et en particulier aux Etats-Unis son dernier album Tako Tsubo, habité une fois de plus par l’impayable Belle du Berry.
Avec six albums et deux décennies de concerts dans le monde entier, Paris Combo, mené par la chanteuse Belle du Berry – “icône des années 30 téléportée au XXIe siècle” – occupe une place singulière dans le paysage musical actuel.
Avec la sortie du nouvel album Tako Tsubo, Paris Combo sera en tournée aux USA, en Nouvelle Zélande et en Australie avant de revenir sur les scènes françaises et européennes avec entre autre un concert le 06 avril à Paris à la Cigale et en tournée dans toute la France.

 
 Le clip de « Tako Tsubo » :
 
 
 
 
On peut écouter Tako Tsubo, le dernier album de Paris Combo comme une façon de nouer avec des fils légers, solides et enchanteurs, des questions pour aujourd’hui. Que veut une fille ? “Bonne nouvelle”, “ Cuir intérieur”, “Mon anatomie cherche un ami”… Que veut un garçon ? “Tako Tsubo”… Que voulons-nous ? “Notre vie comme un western”… La vie va où ? “Vaille que vaille”, “Orageuse”, “Profil”.
A toutes les questions que posent la musique de Paris Combo, on peut répondre par autant de danses qu’il y a de chansons. Danses à inventer, car bien que Paris Combo accueille des voix et des sons venus d’Orient, d’Afrique, d’Asie, d’Europe Centrale, de la Nouvelle-Orléans, des revues nègres d’Harlem, des bouges de Pigalle et de Berry-Bouy, il est rare que l’un de leurs morceaux nous pousse à danser comme il le faudrait. Leurs javas valsées sont des battements d’ailes de papillons et quand ils nous swinguent un tango, c’est à danser comme un faune, l’après-midi de préférence.
Douze chansons à écouter et à chanter, douze danses à inventer et douze films à rêver, car à l’écoute de ce dernier cadeau, on voit Monsieur Hulot, Joséphine Baker, les Demoiselles de Rochefort, Anna Karina, Les nuits de la pleine lune, Ginger Rogers… et, plus près de nous, les comédies de Ducastel et Martineau : Jeanne et le garçon formidable, Crustacés et coquillages…
Avec Paris Combo , les références (comme les marées) sont parfois hautes et parfois basses, toujours fragiles. Haut, Bas, Fragile – c’est un film de Jacques Rivette et c’est Paris. Nathalie, Marianne, Laurence… en vespa, en autobus, en pas de deux, trois, quatre, sur les pavés, les quais, les toits, en chansons et c’est la fille qui, après avoir fait le tour du monde, s’émerveille place de la Bastille et nous chante “ Je suis partie”.
On se souvient alors des premiers mots de la première chanson de leur premier album. On n’a pas besoin de chercher si loin, on trouve ce qu’on veut à côté de chez soi. Et à l’écouter aujourd’hui ce tout premier album, tout de suite après le dernier, on se dit que tout était déjà là. On le dit aussi de certains enfants devenus grands : ils n’ont pas trahi leur enfance. Il arrive parfois qu’à se laisser porter par un album de Paris Combo, on se reprenne à rêver qu’un jour, nous serons peut-être grands et joyeux, mais avec le cœur toujours ouvert. Comme un p’tit coquelicot quand nous revient, chaque année, le temps des cerises.
 
 
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