Musique: The Buttshakers annonce un album et sort un clip

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Emmenés par la voix envoûtante et l’énergie de la séduisante et charismatique Ciara Thompson, The Buttshakers délivrent depuis dix ans une soul chaude et crue qui lorgne sur le blues et les rythmes addictifs qu’ils affectionnent tant. Avec l’album Sweet Rewards, The Buttshakers rejoignent le label Underdog Records (Otis Stacks, Flox, Dafuniks…). The Buttshakers savent mieux que personne enflammer les pistes de danse avec leur énergie incomparable.
Un rythme n ‘blues avec une touche de garage, et une forte dose de sex-appeal font de leurs chansons des hits puissants, transformant leurs shows en furieux dancefloors.
Pour dévoiler In the City, premier extrait de l’album, The Buttshakers ont choisi une vidéo de Bill Streeter qui filme un portrait des citoyens de Saint-Louis après les tensions raciales aux Etats-Unis. La vidéo explore les événements qui ont suivi la mort de Michael Brown en août 2014. Les émeutes qui ont eu lieu pendant cette période ont été le précurseur d’une vague de manifestations citoyennes, en réaction et à la suite de violences policières et de fusillades survenues aux États-Unis. Voici donc In The City, l’hymne soulful des Buttshakers avec autant de sens que de rythmes bien affutés.
 
Le clip d’In the City :
 
 
 
Saphirs de platines endommagés par la dynamique de leurs 45trs, salles incendiées et rendues suffocantes par une débauche d’énergie à faire rouler un train, c’est pilotés par un funk abrupt et viscéral que The Buttshakers laissent les traces brûlantes de leurs passages.
Après une décennie à exercer, c’est avec une autre vision musicale qu’ils ont abordé Sweet Reward, leur première collaboration avec Underdog Records.
Ce sillon des scènes garage 60’s où le rock joue des coudes, ils auraient pu le labourer encore et toujours. Mais The Buttshakers ont décidé d’en sortir pour revenir à une soul qui ne s’en remettrait plus à l’énergie pure pour tout enfoncer sur son passage. Une soul qui se concentrerait sur la qualité de l’écriture, de la composition et de l’interprétation.
Dépassant les limites imposées par leur pourtant percutante formation à six voix-basse-batterie-guitare-trombone-sax baryton, ils ont alors donné l’accès du studio à percussions pour du vice dans l’arrière-mix, cuivres supplémentaires pour section plus massive, clavier à nappes psychédéliques, slide-guitar et à tout ce qui viendrait concrétiser leurs idées et donner du relief à leurs productions.
Figure de proue, la bouillante et soulful Ciara se retrouve pour la première fois épaulée de choeurs. L’occasion pour elle de quelques call & response, porte ouverte sur le gospel son enfance à Saint-Louis (Missouri), héritage encore vibrant de cette ville qui l’a bercée de jazz, de blues, mais aussi de country et de folk. Parfaite dans l’intimité d’un jeu de cordes comme dans la vélocité d’un funk nerveux pilonné aux cuivres. Idéale dans une soul où rien ne se lâche en bloc, mais s’apprécie dans une lente et progressive montée d’arrangements et d’émotions.
Les détails se révèlent alors au fil des écoutes, comme une manche de laquelle on pourrait sortir plus d’as qu’un jeu classique en comporte.
 
 

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