Musique: Victor Mechanick sortira Love is Free, son premier E.P., en septembre

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Bien dans son époque, de l’avènement d’Internet au retour du disque vinyle, ce parisien de 24 ans à la tignasse broussailleuse n’est pas tout à fait un inconnu, tant il a multiplié les groupes ces dernières années avant de se lancer en solo. Victor Mechanick (c’est son vrai nom !) incarne véritablement cette nouvelle génération de chanteurs et musiciens capables de conjuguer au présent fraîcheur et créativité avec des influences du passé, comme il le fait avec Donovan, J.J. Cale ou Stevie Wonder dans ce premier EP. Doté d’un superbe timbre de voix au service de mélodies ensoleillées, le jeune singer-songwriter y délivre une pop chaleureuse entre douceur et énergie, joie et mélancolie, à la fois teintée de folk, de blues et de soul, que révèlent les chansons de Love Is Free, idéales à écouter avec l’arrivée de l’été.

 Dès son plus jeune âge, ses parents l’inscrivent au conservatoire du XIIème arrondissement de Paris où il étudie la trompette, puis le violon, ainsi que le solfège et l’harmonie pendant dix ans. Viendront ensuite les cours de piano que lui dispense Tony Texier, un jazzman reconnu qui vit dans leur immeuble, avant que l’adolescent décide de poursuivre seul  son apprentissage à grand renfort de tutoriels puisés sur Internet et de se mettre à la guitare, fasciné par la pop music anglaise des années 60, au point qu’il forme son premier groupe au collège en 2006.

Durant huit ans, ce quatuor baptisé People In My Head, qui s’inspire largement des Beatles, le confronte à la scène et à la composition de chansons toutes interprétées en anglais. C’est grâce à la bande originale de Wild Wild West (l’adaptation au cinéma de la série télévisée Les Mystères de l’Ouest) qu’il a découvert Stevie Wonder, impressionné par la capacité du soulman américain à réaliser quasiment seul ses premiers enregistrements, comme par la diversité de ses univers sonores, une caractéristique qu’il retrouva chez l’Ecossais Donovan, passé de la folk music au rock psychédélique au milieu des sixties : il acheta en version vinyle tous ses premiers albums , de même que toute la discographie de J.J. Cale, sa platine acquise en 2014 le transformant en véritable collectionneur de disques.

 La même année, People In My Head autoproduit un premier album (Down The Track), puis un deuxième (Seul un Ep est disponible sur le net) mais faute de motivations communes à poursuivre l’aventure, les quatre garçons se séparent dans la foulée. Incapable de rester sans jouer et chanter, Victor fonde alors Family Affair, un groupe de reprises soul-funk aux performances scéniques impressionnantes qui illustrent son attachement à la musique de James Brown, Prince, Stevie Wonder, Sly and the Family Stone ou Al Green.

 Puis de road trips en road trips aux USA , Victor rassemble ses chansons mises de côté pendant cette période et enregistre seul chez lui une douzaine de maquettes qu’il présente à Jan Ghazi, directeur artistique. Immédiatement séduit par son univers pop sixties et seventies anglo-saxon, ce dernier décide de le signer sur A Rag, son propre label, en collaboration avec la maison d’édition Manassas, pour produire Love is Free, son premier EP solo qui sortira pendant l’été 2017 .

Parmi les titres mis en boîte dans un petit home studio parisien, «To Sad to Weep» a été la première chanson écrite par Victor pour ce EP, témoin bluesy de sa tristesse après sa dernière rupture. Les slides de pedal steel joués par Jan y coulent comme des larmes sur les arrangements délicats de guitare, de piano et de clavecin, empruntant à la musique de J.J. Cale son atmosphère apaisante et bouleversante de sincérité. Un rien plus psychédélique, la ballade planante mid-tempo «We Couldn’t Be Elsewhere» le rapproche un peu plus de Donovan, évoquant cette même douce mélancolie entre phantasme et réalité. Plus surprenante et moderne, la boite à rythme du single «The Motion» et les notes sautillantes des claviers et les chours du refrain pop lui apportent toute sa gaîté, en contrepoint aux paroles relatives à une crise de parano nocturne vécue par le singer-songwriter. Loin d’oublier sa passion pour la soul music de Stevie Wonder, il lui dédie la guitare funky de «Conversations», doublée d’un joyeux groove rythmique, tandis que sa version alternative rappelle davantage Jamiroquai à ses débuts. Véritable déclaration d’amour, qui laisse entendre des sourires dans la voix, c’est le refrain du titre scandant «love is free» qui donne aussi son nom à l’ensemble.

Convoquant les musiciens de Family Affair pour l’accompagner en concert, Victor Mechanick est désormais prêt à remonter sur scène : 3C tombe aussi sous le charme du EP et décide de produire ses concerts et BMG Editions craque également et devient partenaire du projet. Victor continue parallèlement à composer de nouvelles chansons avec en ligne de mire un premier album solo au large spectre de sonorités acoustiques et électroniques, toujours portées par cet esprit pop accrocheur et spontané que reflète déjà Love Is Free, à découvrir d’urgence

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